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History

Histoire de Famille

Antoine Fortier naquit à Dieppe, du mariage de Noël Fortier (à noter que le nom Fortier n’apparaît qu’à leur arriver en Nouvelle-France; dans les archives de France, Noël et Antoine sont connus sous Forestier) et de Marie-Marthe Golle. Son père était perceur de navire, c’est-à-dire spécialiste dans la perforation des trous dans lesquels se fixent les différentes pièces de la charpente d’un navire.

Les Armes du Clan Fortier

C’est vers 1663 qu’Antoine Fortier vint au Canada, accompagné de son père. Après un séjour de quelques années à Beauport, les Fortier passa sur l’Île d’Orléans, où Noël Fortier espérait bien pouvoir mettre à profit ses talents de perceur de navire. Les habitants de l’Île d’Orléans commençaient à se rendre compte que les eaux poissonneuses du St Laurent contenaient une richesse jusqu’ici dédaignée. Une nouvelle industrie canadienne allait naître, celle de la pêche.

Tandis que son père construisait les barques destinées aux pêcheurs, Antoine Fortier se livrait à la pêche. Grâce à son habilité, il put bientôt devenir maître de barque, c’est-à-dire propriétaire d’une barque et de son équipage.

Un acte exhumé des minutes du notaire Rageot nous apprend qu’en 1667 Antoine Fortier passa un accord avec quatre autres pêcheurs. Louis Couillard, François James, Jacques Lier et votre ancêtre convenaient de se séparer également le profit provenant de la pêche aux loups marins, qu’ils avaient l’intention d’entreprendre “devers L’Isle Rouge dans le fleuve St Laurent”.

Le loup marin était en effet particulièrement recherché, parce qu’il fournissait une huile, bonne et claire, qui avait l’avantage de ne pas dégager une mauvaise odeur, comme celle du marsouin. Une barrique de cette huile se vendait facilement de 50 à 55 livres. Quand on saura qu’il était normal de prendre en une seule pêche dix à quinze loups marins fournissant près de deux barriques d’huile, on comprendra l’intérêt qu’un tel profit pouvait susciter.

D’ailleurs si l’on en juge d’après son mariage, Antoine Fortier du assez rapidement faire fortune. En novembre 1677, il épousait en effet Marie-Madeleine Cadieu, et s’alliait par ce mariage aux plus grandes et plus riches familles de la Nouvelle-France. Plusieurs représentants des familles nobles de l’époque lui firent même l’honneur d’être témoins à son mariage. Bref, votre ancêtre s’était acquis par son travail et son esprit d’entreprise une situation des plus enviables.

(Référence: Dictionnaire généalogique Drouin)

12 enfants sont connus du couple Fortier-Cadieu. Sur ce nombre 10 garçons dont 8 assurèrent une descendance aujourd’hui répandu à travers l’Amérique du Nord.